jeudi 28 janvier 2010

Du solide!

Pas très productif du pinceau ces temps ci, mon bilan de l'an dernier est loin d'être mirobolant et les figurines qui attendent de recevoir leur couche de peinture s'accumulent sur ma table de peinture. L'heure n'est même pas à l'APO (rien à voir avec le jeu qui consiste à empiler les chars sur un terrain de foot) sachant que je ne sais pas vraiment quand je vais avoir un peu de temps pour me remettre au travail, et comme le blog, les projets modélismes sont momentanément interrompu.
Pour me rassurer, et publier quand même un article en ce début d'année, quelques photos de mes dernières figurines finalisées (ou presque, voir dans un prochain article), ça date d'octobre dernier, et ça concerne un régiment de guerriers Warmaster. Je voulais du simple pour pouvoir aller vite et peindre rapidement plusieurs socles, également un truc un peu plus flashy que ce que je fais habituellement, je suis donc parti sur des uniformes rouges. Avec le recul, plus rouge aurait encore été mieux, mais bon, on ne se refait pas. Comme d'habitude, j'essaie d'éviter l'attaque des clones en différenciant les barbes au maximum, c'est plus long mais tellement plus visuel. Des photos, pourries, parce que la lumière en ce moment dans le nord, c'est pas tout à fait ça:Sur la table, en ce moment, une équipe d'arme lourde pour ma garde impériale, dont il me reste le socle à terminer. Le manque de temps en ce moment m'empêche de me lancer dans les grands travaux, reste que pour pouvoir faire le malin fin 2010 et jouer à celui qui a le plus gros Marius, il va falloir que je me fasse un petit planning. Au programme, de la garde impériale, toujours, avec un régiment de Kasrkins et leur chimère, du Warmaster, ce qui me permettra en prime de participer à l'année du Nain peut être aussi sûrement de l'Infinity (Morât) et du Warmachine (Rhulic, off course).

Au programme aussi, et j'en reparle bientôt, du 15mm, puisque j'ai décidé que mon avenir ludique passerait par cette échelle plus compatible avec les obligations de l'homme moderne, mais aussi avec mon obsession d'un jeu dynamique aux échelles "réalistes", et que j'ai reçu ma première commande de chez Rebel Minis il y a quelques jours, que je regarde avec une certaine hâte de m'y atteler!

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mardi 24 novembre 2009

Eh ben non non, l'aubergiste il est pas mort!


Bon, c'est vrai, voilà près de deux mois que je n'ai pas exprimé ma mauvaise humeur sur ce blog, et pourtant! Pourtant les occasions n'ont pas manqué. D'abord la re-sortie de Space Hulk, ou comment faire rapidement rentrer les sioux dans les caisses en proposant du réchauffé sauce nostalgie, avec le succès qu'on connait: hop, 75€ sur l'autel de l'immobilisme ludique, certains allant même jusqu'à en acheter plusieurs boîtes, on sait jamais. Certes le jeu n'est pas mauvais, certes, le nouveau matériel est plutôt sympa, notamment les figouzes (on aurait aimé des grappes plastiques de Space Hulk plutôt que des couloirs en carton, mais bon...), mais quand même, le procédé laisse rêveur: on ressort des tiroir un jeu qu'on a scrupuleusement abandonné depuis 15 ans, on ferme les fansites qui ont maintenu la flamme, on se la joue édition limité histoire d'accroître encore virtuellement la valeur ajoutée, et Jackpot quand même... Joli Hold-Up... Pendant ce temps là, Grindhouse Games sort Incursion, un jeu sympa, dans le même esprit plateau/shoot, avec de jolies figz aussi un peu originales, mais nada, hormis quelques passionnés furieux qui se démènent (chapeau Gregory!), le jeu passe quasi inaperçu, et on préfère enrichir l'ogre que soutenir l'initiative d'un nouvel acteur.



Il y a eu l'article de Libération qui a suscité tant d'indignation chez la communauté des joueurs: comment ose-t-on présenter notre noble sport comme un loisir de puceaux attardés compensant une vie sociale en berne en bavant devant un profil de Space Marine(tm) . Et le je dis, faut pas se plaindre, parce qu'au lieu de trouver des spécimens adolescents, en creusant en peu, ils auraient pu débusquer des modèles arrivés à taille adulte, parce que bon, faut pas se leurrer, les tournois sont des nids ou l'on peut "croiser régulièrement toutes sortes de névrosés frustrés, de tous âges d'ailleurs, et croiser l'orbite de mecs azimuthés qui pensent que l'empereur existe vraiment" (je m'autocite). Alors voilà, oui certains d'entre nous assument bien le fait de jouer aux petits soldats à un âge avancé, et de peindre des barbares en slip de fourrure, mais la famille compte également des petits cousins mongols et des oncles consanguins, et si ces gens la peuvent pourrir l'image de la guerre de table, il faut également en assumer la parenté. Ou alors les pousser dans le bain de prométhéum, mais en tout cas, on ne peut surtout pas faire comme s'ils n'existaient pas. Ils sont nombreux. Ils sont partout. Et sûrement majoritaire. Lors de votre prochaine sortie en tournoi, ou dans un magasin rouge, vous ne regarderez plus les joueurs de la même manière, et vous vous sentirez seul, tellement seul...




On enchaîne sur ces bonnes paroles avec la dernière en date de chez GW: le carpet bombing juridique sur tout ce qui de près ou de loin utilise le mot Bloodbowl(tm), l'imagerie associée, les règles, et tout ce que l'imagination des juristes de GW rattache à la propriété intellectuelle (un profil?? c'est nouveau ça??). Comme pour Space Hulk, si BloodBowl à la moëlle aujourd'hui, c'est grâce à une communauté de joueurs qui ont soutenu le jeu pendant une traversée du desert Lentonnien qui a duré un bon moment aussi. Du travail d'amateur pour créer des ligues, des outils, de nouvelles équipes, etc... Aujourd'hui le jeu vidéo ressort, avec un certain succès, et bim, on s'en prend à ceux qui ont permis ce succès. Ils vont même plus loin, la menace de ne pas sortir la nouvelle édition des règles (fruit d'un travail communautaire et collaboratif, je le rappelle pour ceux du fond) si des marques de figouzes sortent des modèles correspondant aux profils des starplayers, y compris de ceux que GW n'a jamais sculpté (et ne sculptera vraisemblablement jamais). Ils en ont le droit. Bien sûr, on peut même copyrighter une couleur ou des gènes, en ce bas monde... Mais encore une fois, ça laisse un bon vieux goût de vomi en bouche, et les types qui ont investi du temps et de l'énergie pour soutenir un jeu abandonné par une politique commerciale stupide doivent avoir du mal à s'assoir ces jours ci. En terme de communication, dans un marché où la communauté est si importante, on peut se demander si c'est adroit de la part de GW. Mais peut être ont ils confiance en leur clientèle servile qui fermera une nouvelle fois les yeux et qui ira même jusqu'à donner raison au maître.

J'arrête la pour ce soir, il y avait matière à en écrire, des articles, durant ces deux mois, mais voilà, j'ai une excuse, madame, je découvre la vie de famille en formation accélérée, et ça risque de ralentir mon rythme pour les quelques mois à venir.

En projet, quand même, quelques articles Paintjob, puisque j'ai fini quelques trucs, des nouvelles de mon projet de jeu d'escarmouche qui sera futuriste, et dont le cahier des charges vous parviendra bientôt, une ou deux chroniques de lectures et d'achats, bref, y'a de quoi faire...

J'en profite pour saluer toute la figoblogosphère que je lis quotidiennement, et qui me ramène dans la voie du guerrier de table. Merci à tous!


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lundi 14 septembre 2009

Infanterie Morat

Il est grand et rouge, et il a un gros flingue, je ne parle pas de Hellboy mais de mon premier fantassin Morat. Figurine au design très réussi, bien dans la lignée manga funky d'Infinity, et à la sculpture correcte (certaines zones sont un peu floues), j'ai choisi de soigner un peu (plus ou moins selon les zones et ma patience) pour voir ce que je peux faire en prenant mon temps (plus que d'habitude???). Ce qui est clair, c'est qu'une fois commencé, j'ai tendance à vouloir aller au bout, et certaines zones ne sont pas suffisemment fluides à cause de mon empressement. Aller, une 'tite photo quand même, histoire de montrer que oui, oui, je peins de temps en temps:
Le socle est une fois encore minimaliste, surtout la avec la lumière qui me le pourrit encore un peu plus, y'a encore du boulot dans ce secteur... J'essaierais de faire mieux sur les deux autres gus du blister. En 2009??

mercredi 26 août 2009

Créer un jeu libre??

En voila une idée! Un jeu libre, qu'est ce que ça pourrait bien être? Un jeu sans règles? Sans contraintes? Pas vraiment. Pour m'expliquer, je vais faire un petit détour hors des sentiers ludiques, par le monde merveilleux du logiciel et de l'internet. Depuis une vingtaine d'année, on a vu apparaître des logiciels dit "libres". Leur particularité, pour caricaturer, c'est qu'ils n'appartiennent à personne et que tout un chacun à le droit de l'utiliser, en consulter le code, éventuellement le modifier et le diffuser. Pour plus d'information concernant ce statut légal particulier, je vous renvoie à l'article Wikipédia correspondant.
La plupart des préambules des bouquins de règles comportent un petit topo proposant aux joueurs de s'approprier les règles, de les adapter à leur sauce, pourquoi pas en les complétant avec des règles maisons. Cela pourrait ressembler à une volonté d'ouvrir le jeu, pourtant ce vœu reste pieu le plus souvent: la plupart des auteurs restent propriétaires de leur règles, et une modification, même valable, a peu de chance de sortir d'un cercle de jeu. Un jeu libre laisserait l'opportunité à ces mutations d'exister, de se développer,voir de devenir officielle.
Le second point concerne l'adaptation de la création et du développement d'un jeu aux nouvelles technologies. En effet, à l'heure du web communautaire, où l'on participe tous à des forums, où on alimente notre petit blog avec le fruit de notre travail, le développement de la plupart des jeux est resté identique à celui du millénaire dernier: une équipe restreinte fait sa tambouille en cachette, bêtateste vite fait, fait imprimer un gros bouquin qui coûtera la peau du slip à amortir et au moins s'engage dans 3/4 ans d'immobilisme avant la prochaine édition.

Alors partant de ces deux constats, quels seraient les avantages d'un jeu "libre" à l'ère de l'internet?
  • Développement communautaire: on dispose aujourd'hui d'un tas d'outils qui permettent, à distance, de regrouper les énergies individuelles autour de projets. De débattre, de discuter, de comparer, d'utiliser les idées et les expériences pour aboutir à un résultat commun. Cela permet aussi d'éviter de dépendre d'une personne: si un auteur souhaite passer à autre chose, la communauté continue le boulot.

  • Diffusion numérique: il est très facile de diffuser une version des règles comportant les dernières modifications. Cela permet d'une part de procéder à des ajustements en temps réel, également de corriger des erreurs, des abus ou des coquilles sans être enfermé dans le carcan d'une publication. Au besoin d'avoir une version bêta, et de sortir une "officielle" tous les 6 mois ou tous les ans.

  • Innovation: certains systèmes de jeu semblent à l'arrêt depuis des années. S'ouvrir à un développement communautaire continu permet d'entendre les nouvelles idées, de s'adapter, d'aller au plus ludique, au plus réussi, au plus interactif, c'est aussi imaginer des solutions pour améliorer notre expérience de joueur (on dirait une pub ibm...).

  • Pas d'autre enjeu que le jeu: pas d'impression à amortir, pas de figurines à vendre, pas de cycles marketing, juste penser au développement d'un jeu pour qu'il soit le plus sympathique possible!
Les inconvénients et les contraintes existent également, notamment quant au choix d'une gamme de figurines, au développement d'un univers, etc, mais j'y reviendrais plus tard dans une série d'articles à venir, en développant également les directions que pour ma part je souhaiterais donner à un tel projet.

En attendant, j'aimerais avoir des avis, de joueurs, de gens qui pensent que ce projet en vaudrait la peine, de bonnes âmes prêtes à s'y investir, d'autres qui estime que tout ça n'est qu'une perte de temps, une énième tentative de réinventer la roue, et un jeu de plus qui tombera dans l'oubli, piétiné par les dinosaures de la guerre de table. Et si ce type de projet est susceptible de retenir l'attention, n'hésitez à relayer l'article par tous les moyens que vous jugerez nécessaires!


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dimanche 9 août 2009

L'équilibriste

Je vais encore dire du mal des jeux GW, je vais devoir créer une section dédiée à ça, tellement j'ai de remarques et de critiques en réserve! Aujourd'hui, je vais juste évoquer un autre point amusant: l'équilibre des jeux en partant d'une anecdote, à savoir la lecture d'un article de Yoyoskywalker concernant l'évolution des coûts en points de la garde impériale à 40k. Ca tombe bien puisque j'ai les deux codices sous la main.
Pour ne pas me disperser, je vais essentiellement parler du coût du garde de base, qui en ces temps de crise est passé de 6 à 5 pts par tête de pipe. Pas énorme, me dira-t-on, ben quand même, un ajustement de 15% de sa valeur, avec en prime la grenade frag en cadeau bonus (ça nous porte la réduction à plus de 35%!), pour un profil assez identique.
Bon, il peut y avoir un tas de raison à cela, le passage à la V5 des règles, par exemple, même si il me semble, les ajustements du système sont plutôt favorable à l'infanterie, surtout quand elle tire 20 fois par tour. On peut aussi penser, vu que les règles qui entourent notre bon garde sont restées sensiblement les mêmes, à un rééquilibrage de la part de GW. Et c'est la que ça commence à m'intéresser. Warhammer 40k est sans doute le système le plus joué en tournoi en France, avec son cousin fantastique, et l'optimisation de liste est devenu un art martial (quand ça suffit pas, il arrive même qu'on finisse le tournoi à coup de mandales, dans la vraie vie cette fois), la mode consistant à afficher son palmarès est encore tenace, et beaucoup de joueurs s'évaluent de cette manière. Moué.
En gros je viens de dire que le tournoi ou la partie de Warhammer a pris une dimension "sportive" (et dire que j'avais déjà parlé de partie de foot), et la je ramène mon garde à 35%. De deux choses l'une, vu que le système a assez peu changé, en tout cas pas vraiment en la défaveur de l'infanterie, soit le garde était surestimé avant le codex, soit il est sous estimé actuellement. Mieux, la pour le cas de notre garde, sa réévaluation est à peu près synchro avec la nouvelle version des règles, mais quid des codices qui ont à supporter les changements des mécaniques de base (et parfois de philosophie de jeu), modificant parfois le comportement de l'armée sur le champ de bataille? Comment des changements sur une armée de l'orde de 35% désynchronisés par rapport aux autres factions, peuvent garantir l'équilibre d'un jeu dont on murmure qu'il devrait être discipline olympique aux prochains JO?


Bien sûr il faut bien compter les points d'une manière ou d'une autre, pour contraindre des joueurs dénués de bon sens (voir les cas de spam d'armes ou de troupes spécifiques en tournoi) à faire des armées cohérentes, mais voir les mathématiques prendre une telle importance, avec des parties calculées au point près, que ce soit en composition ou en victoire, et surtout constater à quel point les joueurs prennent ça au sérieux, alors qu'au contraire le grand démiurge, le metatron-des-tables, celui-qui-fait-les-lois semble prendre l'équilibrage par dessus la jambe en se permettant une fois toutes les quinze lunes des modifications de coûts ou de mécaniques complètement asynchrones...
Les concepteurs de MMORPG (et de RTS également en fait) savent à quel point il est difficile d'équilibrer des factions, et certaines modifications infimes sur l'une ou l'autre peut changer en profondeur l'efficacité ce celle ci, et le comportement de celles d'en face, surtout chez des joueurs qui abusent de ces déséquilibres. Games Workshop, lui, s'en fout. Enfin non, il ne s'en fout pas, mais il est dans une logique qui fait qu'il ne peut pas se donner les moyens s'équilibrer l'ensemble de son jeu. Le principe des Codices sortis à intervalles réguliers empêche de toute manière toute vélléité dans ce domaine, et il ne risque pas d'être remis en question demain. Alors on a bien eu, une fois, un supplément, Hordes Sauvages, visant à harmoniser les listes, mais cette tentative est restée isolée.
La solution la plus simple, c'est sans doute d'accompagner chaque version du jeu d'un livret, comme le Codex Imperialis d'antant reprécisant les nouveaux coûts, et les mises à jour des règles à un moment donné. Allez, mis bout à bout, la partie "règles" de tous les codices, ça nous donnerait quoi, 150 pages auxquelles on pourrait tous se référer facilement, et qui permettraient, à un moment donné, d'avoir des listes d'armée synchrones?
L'autre solution, c'est d'oublier cette logique qui consiste à compter les points comme s'il s'agissait d'une valeur économique solide, et de compter sur le bon sens des joueurs pour éviter les bourrinade. De toute manière, hormis les dames ou les échecs, rares seront les mécaniques de jeu parfaitement équilibrées, surtout lorsqu'elles laissent le choix des protagonistes aux joueurs. Ben quoi, on peut espérer, non?