lundi 27 juillet 2009

Les hommes en noir des hommes en rouge


Appris il y a quelques jours une nouvelle qui saura rendre Games Workshop encore plus sympathique à nos yeux. Je ne sais pas si certains d'entre vous connaissent Vassal. En gros Vassal c'est quoi? Un environnement informatique qui permet de "simuler" des tables de jeu: on place ses décors, ses figurines sur une table en pixel, on choisit la règle que l'on joue, et hop, on fait comme sur un vrai champ de bataille, on sort son mètre, on mesure, on consulte ses stats, on jette ses dés, et compagnie. Tout ça sans assistance ou presque de l'ordinateur, les joueurs sont responsables des mouvements, des résultats des jets, et compagnie. ça permet entre autre de jouer à distance, par mail ou en temps réel, avec un adversaire qui habite en Alaska ou en Afrique du Sud (ou n'importe ou ailleurs en fait).
Vassal fonctionne avec des "modules", on charge un module correspondant à un jeu, c'est à dire un ensemble de modèle de figurines, de décors, de feuilles de caractéristiques, etc... Des gens bien intentionnés ont donc créer des modules pour les jeux GW, comme il en existe pour tous les autres jeux de la terre, et à l'avant garde de ceux là se trouvait Vassal40k, qui centralisait les efforts faits pour 40k et epic notamment. Tout ces gens travaillaient donc bénévolement pour permettre aux joueurs du monde entiers jouer entre eux.
Eh bien les juristes de Games Workshop en ont décidé autrement: il y a quelques jours, les responsable de Vassal40k ont reçu un chouette courrier bien sympathique leur demandant de cesser toute forme d'activité sous peine de poursuite. On ne peut pas leur reprocher d'être dans leur bon droit, évidemment, l'activité de Vassal40k allait à l'encontre de la propriété intellectuelle, mais bon, il fallait tout de même possèder les règles et les codices pour jouer, et le secteur du jeu par correspondance ne concurrençait pas vraiment les activités de Games Workshop. Et pourtant, dernière sommation avant le carpet bombing juridique. Bien sûr, Vassal40k va mettre la clé sous la porte.
Fair Use, un concept qui visiblement n'est pas connu des services juridiques de Games Workshop, ou alors dont ils ont une définition fort restrictive. A partir du moment où le commerce de GW n'est pas spolié, où cela permet à une communauté de bénévole de donner à des joueurs une occasion de pratiquer à distance, où peut donc se cacher le mal? Dans les ventes manquées de figurines? Pensez vous que chez Games Workshop on soit assez bêtes pour confondre une figurine, support de travail d'heures de peintures, fierté des joueurs sur leur table, et son équivalent virtuel? Si oui, alors on est tombé bien bas: ça voudrait dire que la figurine n'est qu'un pion, sans valeur ajoutée. Personne n'y croit, j'espère? A la limite ou pourrait faire la même chose avec des morceaux de papiers à la place des unités. Alors la parce qu'un baneblade ressemble à un baneblade, on hurle à l'usurpation?
Je ne sais pas ce que cache cette "affaire", mais ça renforce chez moi l'idée que je me fais de Games Workshop: un univers à la stérilité ludique qui en oublie le plaisir du joueur. Où l'on raye de la carte des initiatives sympas simplement pour montrer qui est le boss. Moué, j'aimerais bien qu'on prouve qu'on est le boss à d'autres occasions et qu'on oublie pas que jeu rime avec plaisir et convivialité....

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2 commentaires:

archiviste a dit…

Ce que cache cette affaire ?

Je ne sais pas non plus.

Mais des fois je me demande si c'est pas juste de la bêtise. Une application systématique, irréfléchie, de procédures pour faire respecter SA propriété intellectuelle (comprendre SA propriété tout court) pour montrer qui c'est le chef qui veut pas que les autres jouent avec ses affaires.

Mentalité qui émanerait de services juridiques ou de conseils d'administrateurs complétement déconnecté de la réalité des produits de leur entreprise et du genre de clients qu'ils ont...

Parce que souvent, comme tu le dis, on voit pas vraiment où est le mal. Et j'aurais même tendance à penser que les projets portés par des fans bénévoles font plus de bien que de dommage.

Mais bon, je dois sûrement rien y comprendre aux réalités économiques.

Anonyme a dit…

Il faut bien que leur service juridique serve à quelques chose.

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